Le projet ICON: Réduire notre dépendence aux combustibles fossiles
Le Dr Randall Weselake, chercheur à l’Université de l’Alberta, figure parmi les six participants canadiens à ICON, un projet du 7e PC visant à créer des cires et lubrifiants industriels à partir de bases végétales.
Selon le Dr Weselake, ces lubrifiants industriels étaient autrefois fabriqués en chassant les baleines pour leur huile. En raison des répercussions négatives de cette pratique sur la population des baleines, les scientifiques ont développé des façons de fabriquer des lubrifiants synthétiques à base de pétrole. Aujourd’hui, cette équipe canadienne qui regroupe des chercheurs de l’Université de Guelph, l’Université Carleton, l’Université de la Saskatchewan, l’Université de la Colombie-Britannique, et du Conseil national de recherche du Canada, s’oppose aux combustibles fossiles, et opte plutôt pour des lubrifiants à haute performance à base de plantes qui sont nettement meilleurs pour l’environnement, et beaucoup plus stables.
Les travaux prévus dans le cadre de ce projet comprennent la modification génétique de certaines plantes. Bien que Dr Weselake reconnaisse que cette pratique sème la controverse en Amérique du Nord et en Europe, il explique que des stratégies d’isolement sont utilisées afin d’empêcher ces végétaux de contaminer les végétaux qui composent notre approvisionnement alimentaire. De plus, explique-t-il, plusieurs de ces récoltes génétiquement modifiées peuvent pousser dans un sol auparavant non arable, ce qui signifie qu’elles ne prennent pas l’espace réservé aux aliments.
Le consortium ICON est composé de partenaires des États-Unis, de l’Allemagne, de la Pologne, de la Suède, du Royaume-Uni, de la Belgique, de la France, de l’Australie, de la Chine, et des Pays-Bas. Vingt-sept pour cent des 22 projets sont canadiens. Dr Weselake n’a que des éloges à l’égard de l’équipe collaboratrice.
« Il y a beaucoup d’échange d’idées au niveau international », déclare-t-il. « Nous effectuons actuellement une partie de notre travail dans un laboratoire en Australie. Ce projet a permis de réunir un grand nombre de personnes. Plutôt que de travailler dans des zones isolées, cela favorise la collaboration au niveau mondial. »
Il admet que la collaboration internationale est le moyen le plus efficace d’exploiter les connaissances des différents pays.
« Chaque pays tente de développer des produits écologiques, alors pourquoi ne pas échanger à l’échelle mondiale afin de faire avancer la cause – il est agréable de voir de telles choses, qui contribuent à établir un monde meilleur. »
